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Chambres
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DESHIMA - Japon (Elégance)

A Deshima, en face de Nagasaki, les hollandais
étaient confinés dans une île à fleur
d'eau, d'une superficie à peine supérieur à 1
hectare, entouré de poteaux pour interdire tout
embarquement ou débarquement clandestin, reliée
à la terre par un pont unique gardé en permanence
par des gardes japonais, surveillée de jour et
de nuit par un fonctionnaire et des policiers japonais dont la rétribution leur incombait !
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Ils étaient une trentaine tout au plus, et leur chef ne devait jamais demeurer plus d'une année en place, ni au Japon.
Le commerce était strictement réglementé.
Les Japonais n'avaient pas le droit de pénétrer
à Deshima, sauf les fonctionnaires ad hoc et les prostituées.
Seules compensations : le voyage annuel à Edo (future Tokyo)
du chef de poste et... les réjouissances permises à
l'occasion de la fête du solstice d'hiver (Noël n'ètait
pas autorisé : chrétien !).
Les japonais, à la différence des chinois,
étaient très amateurs d'articles de luxe de fabrication
européenne. En échange des marchandises qu'ils
apportaient, ils ramenaient de l'or, de l'argent, du cuivre
que le Japon pouvait fournir en grande quantité et
aussi des ouvrages de laque, de la porcelaine et des kimonos.
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