Au XVIIè siècle les bateaux partaient de Port-Louis (Bretagne sud) à la recherche de denrées rares. Aujourd'hui, les 15 chambres de la Villa Kerasy représente une escale sur la route maritime vers l'Asie. Le musée de la Compagnie de Indes installé dans la citadelle de Port-Louis retrace l'épopée des voyageurs bretons....
Inaugurée par les portugais au XVIème siècle, la route maritime et commerciale des Indes Orientales par le Cap de Bonne Espérance entraîne à son tour les autres nations européennes vers des échanges entre l'Occident et l'Asie au cours des XVIIème et XVIIIème siècles.
L'Occident attendait de l'Asie ses épices : du poivre d'Inde ou de Sumatra, de la cannelle ; écorce détachée d'un arbre à Ceylan ; des clous de girofle cueillis aux Moluques ; de la noix de muscade originaire de l'archipel des Banda...
En quelques années une frénésie s'empara des marchands et des comptoirs se créent en Orient.
Des produits tels que tissus (cotonnades, percale, soieries), porcelaines, thés et cafés circulent sur les tables d'Europe. Rapidement trois compagnies s'imposèrent : le V.O.C. Verenigde Oost-Indische Compagnie pour la hollande, l'E.I.C. l'East India Company pour les anglais et la Compagnie des Indes Orientales pour la France. |
Créée en 1666 par Colbert, la Compagnie Française des Indes reçoit du pouvoir royal le privilège exclusif du commerce maritime lointain avec tous les pays situés au-delà du Cap de Bonne Espérance.
La voie maritime de la Compagnie des Indes véhicule comme aux diverses époques de l'histoire du monde et des échanges intercontinentaux, de multiples relations intellectuelles et artistiques où l'oeuvre d'art rend matériellement témoignage des liens étroits des civilisations d'Orient et d'Occident.
Chacune des 15 chambres de la Villa Kerasy représente une escale sur la route maritime vers l'Asie.
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