Le Blog de la Villa Kerasy Hotel Spa à Vannes

guimet_jardin_jap

Tadao Andō, architecte japonais

mng

Article de Facebook Musée Guimet

[L’Émile et Une Histoires de Guimet – 13 septembre 2016]

Aujourd’hui 13 septembre, c’est l’anniversaire de Tadao Andō (安藤 忠雄), architecte japonais connu pour son utilisation du béton et sa valorisation des espaces.

De la maison Azuma (住吉の長屋 Sumiyoshi no Nagaya) à la Tokyo Skytree (東京スカイツリー, Tōkyō Sukaitsurī), du temple de la consommation (Collines d’Omotesando 表参道ヒルズ, Omotesandō hiruzu) au temple du seigneur (Eglise de la lumière d’Ibaraki 茨木春日丘教会 Ibaraki Kasugaoka Kyoukai) sans oublier moult musées et autres fondations (notamment la Pinault devant ouvrir en 2018), Tadao Andō fait tout, est partout, c’est en quelque sorte le Jean Nouvel de l’architecture japonaise.

Son anniversaire est donc un magnifique prétexte pour parler d’architecture.

Aujourd’hui nous allons nous contenter d’évoquer quelques grands principes de la discipline telle qu’elle est pratiquée et pensée au Japon et ce bien qu’il y aurait énormément de choses à dire sur la maison traditionnelle japonaise par exemple.
Notamment la flexibilité de ses espaces, le rôle et l’usage des tatamis, les zones tampons entre les différentes pièces, les constructions décollées du sol, l’omniprésence de la nature, la cour intérieure, l’importance de la pénombre, la géomancie etc.

On se contentera donc d’évoquer dans un premier temps quelques idées « directrices ».

En voyage en Asie de l’Est, on s’étonnera souvent de la prépondérance des bâtiments en bois, qu’il s’agisse de pagodes, de temples ou encore d’habitations, là où l’occident tend à vouloir construire en pierre afin de durer le plus longtemps possible.

Deux raisons principales à cet état de fait. Le manque relatif de pierres utilisables pour la construction au Japon, et surtout, une conception différente de la « chose construite ».

Ce qui prime au Japon -héritage de l’architecture chinoise- c’est la volonté de faire perdurer l’idée sur la forme. Ainsi, ce n’est pas en soi un problème que la pagode construite en bois brûle. Elle sera reconstruite autant de fois que nécessaire, c’est l’esprit que l’on cherche à lui insuffler qui doit être préservé.

La pagode du Hōryū-ji

(法隆寺 « Temple de la Loi Florissante ») à Nara 奈良 (capitale du Japon au 8ème siècle), est une très belle illustration de ce concept. Considérée comme l’une des plus anciennes constructions en bois du monde, elle est initialement sortie de terre au 7ème siècle et on considère qu’elle a brûlé trois ou quatre fois pour être ensuite reconstruite. Toujours visible, toujours majestueusement pointée vers l’infini du ciel, et toujours à Nara où il vous sera entre autre possible de vous promener autour de daims aussi nombreux que les pigeons parisiens, la pagode n’est pas gravée dans le marbre mais son empreinte n’en est pas moins immortelle…

Photo :
Album de photographies : pavillon d’Or Kinkaku-ji 金閣寺
Saegusa Moritomi 三枝守富 (19e siècle)

Membre de la mission de recensement des œuvres remarquables du patrimoine japonais ancien (1er mai-19 sept. 1879).
1879
Époque Meiji (1868-1912)
Technique/Matière : coloriage, épreuve sur papier albuminé
Hauteur : 0.187 m / Largeur : 0.235 m
Photo (C) Musée Guimet, Paris, Dist. RMN-Grand Palais / image musée Guimet

Loading Facebook Comments ...